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La sécurité de tous
 

Nids de poule : leur formation


Suite à des hivers rigoureux, le réseau routier national connaît d’importantes dégradations (nids de poule). La DIR Est veille à préserver la sécurité des usagers de la route grâce à des mesures de restriction de circulation et de surveillance. Des travaux de réparation sont régulièrement réalisés sur de très nombreuses portions de voies, dès que les conditions climatiques le permettent.

Le phénomène de formation de nids de poule est normal en hiver.


Pourquoi y a-t-il des nids de poule ?

La formation de nids de poule s’explique par un double phénomène : le climat et la circulation.

L’hiver peut nous faire passer de -5° à +10° en deux jours. Ce différentiel important de température sur un nombre de jours restreint fragilise le revêtement des chaussées qui peut se fissurer. La pluie peut alors s’infiltrer dans les sous-couches de chaussée. Si elle gèle, elle prend plus de volume et lors du dégel, l’eau s’écoule et des trous apparaissent.

Si l’on ajoute à cela une circulation importante au moment du « choc thermique », les chaussées vont se détériorer rapidement. Or à la DIR Est, le trafic peut atteindre sur certaines sections de voies jusqu’à 180 000 véhicules/jour avec un part importante de trafic poids lourds.

C’est donc l’accumulation de ces phénomènes qui amène des dégradations de chaussée appelées « nids de poule ».

Schéma de la formation des nids de poule

Les explications très techniques d’un responsable du service des Politiques Routières

Le nid de poule est une dégradation de chaussée de type arrachement.
Il correspond à la dernière étape d’un processus qui a entraîné la désagrégation du matériau. Ce processus est accéléré en raison des conditions climatiques actuelles (variation thermique, alternance de précipitations et de neige…).

Contrairement à une idée reçue les enrobés bitumineux qui constituent les revêtements de chaussées ne sont pas imperméables, il contiennent des vides qui permettent d’assurer la drainabilité et l’adhérence de la surface. C’est l’action de l’eau en s’infiltrant au sein du matériau et en gelant qui va exercer des contraintes au sein du matériau et entraîner un faïençage de celui-ci.
Faïençage

L’eau va également fragiliser l’interface c’est-à-dire la zone de collage des différentes couches qui est toujours une zone sensible. Ainsi le matériau de surface en contact direct avec les véhicules n’est plus lié sur les côtés en raison du faïençage, n’est plus collé à son support, il est donc arraché par le trafic. Résultat : création d’une pelade ou nid de poule de faible profondeur. Lorsque la pelade ne peut être pas immédiatement traitée et lorsque les épisodes pluvieux s’enchaînent, l’eau continue à progresser au sein de la structure et le même phénomène se produit au sein des couches de chaussées inférieures.